Autrefois réservé aux édifices publics, les vitraux apparaissent avec l'Art Déco dans les habitations. L’avant-garde s’oriente vers un modernisme abstrait, des formes courbes, élégantes, géométriques et sert de point de départ à la recherche de voies nouvelles.
Cette stylisation épurée apparaît vers 1920 et connait son apogée en 1925 lors de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs à Paris.
Les verres des menuiseries ou vitraux, sont constitués de verre ordinaire, parfois sablé ou passé à l’acide pour apporter un aspect dépoli.
La diversité des sites de fabrications offre une grande variété de verres, chaque usine ayant ses modèles de verre imprimé : le nombre de motifs différents est incalculable.
De nos jours les verres sont standardisés, toutes les usines fabriquent les mêmes références, il est donc presque impossible de réparer ces verres du siècle passé.
1920. Début des verres imprimés et création du verre laminé qui remplace le verre coulé.
A la pâte de verre on incorpore des oxydes métalliques qui, à haute température, donnent suivant le dosage la couleur souhaitée.
Par ex : l’oxyde de cobalt donne le bleu ; l’oxyde de chrome ou d’argent, le jaune ; l’oxyde de cuivre, le rouge; l’oxyde de manganèse, le violet et l’oxyde de sélénium le jaune orangé.
De superbes ouvrages métalliques, des années 1920-1939, témoignent du remarquable travail des ferronniers : lustrerie, grilles, rampes d’escalier et autres garde corps.
Le fer est travaillé, forgé, martelé, ciselé. Les dessinateurs conçoivent des décors particulièrement travaillés.
Certaines pièces sont remarquables par leur dessin très stylisé et reflètent le style de cette époque : rayons du soleil, formes géométriques épurées.
En regardant de près, notamment les grilles, vous remarquerez leur assemblage par vissage et taraudage, la soudure n’ayant été utilisée qu'à partir de la fin des années 30.
Ce sont de véritables jeux de construction qui témoignent de la patience et de la précision du travail des artisans.
La lustrerie se développe, déclinée en lustres, appliques, et éclairage indirect.
Le Plâtre.
Jusqu’au au 19ème siècle le plâtre est employé pour fabriquer les corniches et pour ses qualités de résistance au feu.
L’industrialisation de sa fabrication permet au plâtre d’entrer dans la construction de maisons entières où il remplace progressivement l’enduit à la bourre constitué de chaux, sable, paille, crins animaux ou poils de vache.
L’abaissement du coût offre la possibilité de réaliser à nouveau ces corniches, qui avaient disparu des constructions, ou des caissons pour dissimuler les poutres imposantes.
Les corniches en plâtre servent également de cache pour l’éclairage indirect avec l’arrivée du tube au néon (invention de 1911).
Bas-relief, terme de sculpture : Qui ne présente qu'un faible relief, est "à plat", se détache faiblement du fond. Dans la construction : décor ou frise sur une façade.
Les bas reliefs de l'époque Art Déco sont constitués de plusieurs manières :
- Sculptures à même la pierre, pièces uniques, intégrées à la façade (motifs sur la Taverne).
- Décors en mortier moulé, réalisés parfois en série.
La fabrication du "moule" est un véritable travail artistique : cadre métallique en fer ou fonte entourant le décor (l’empreinte) sculptée dans le bois, le plâtre ou le métal.
Le décor est un simple moulage de mortier de ciment, le moule étant réutilisé plusieurs fois. Méthode économique et facile. Motifs : fleurs, corbeilles de fleurs ou de fruits, guirlandes, jonchées ou dessins géométriques épurés. Ils surmontent un couronnement, une fenêtre, une porte, un pignon ou même la façade d’un immeuble.
Début du XXe siècle : goût pour l’exotisme et premières importations de bois en provenance d’Inde, d’Afrique et d’Amérique Centrale facilité par les transports par cargo.
Les châssis et portes sont fabriqués dans des bois locaux alors que les bois exotiques sont utilisés dans le mobilier
L'invention de la toupie permet l'industrialisation des châssis et portes qui reproduit a moindre coût la richesse d’aspect du travail manuel. Chaque artisan signe son travail.
Les menuisiers participent à la créativité des architectes et réalisent les châssis octogonaux, horizontaux, cintres, impostes avec petits bois et frises décoratives. Les menuiseries étaient souvent fabriquées en chêne, d'où leur bon état de conservation.
Les vitraux, verres de couleur et verres imprimés mettent en valeur les menuiseries.
Les menuiseries extérieures prolongent le dessin de la façade. Le rythme des impostes, des ouvrants et la forme des châssis participent à son harmonie.
Il est important de préserver les menuiseries en bois, qui peuvent être réparées ou même remplacées à l’identique par un menuisier.
Pour économiser l'énergie et améliorer l’isolation thermique et acoustique il est possible d'incorporer des joints dans les feuillures.