Une ouverture aménagée dans l'élévation d'une construction s'appelle une baie.
Ce sont des lieux de passage pour l'air, la lumière, les hommes, les animaux ou les véhicules. (Porte simple, porte cochère, à guichet, fenêtre, œil de bœuf, lucarne, soupirail, etc.)
Dans les premières croisées, les ouvrants sont séparés par des meneaux de pierre, remplacés par la suite, par des meneaux de bois. L'intersection du meneau et du coisillon est souligné par un dé.
Elles étaient souvent protégées par des larmiers en relief au dessus des linteaux.
Jusqu'au XVIIe siècle, les baies sont ouvertes en fonction des besoins des habitants sans souci systématique d'alignement sur la façade et sans fragiliser la structure.
Maison du XVIIe siècle, les baies de l'étage ne sont pas alignées sur celles du rez-de-chaussée
Deux exemples du XVIIe siècle, rue de l'Epée :
La disposition des fenêtres au-dessus de la porte cochère est
irrégulière comme les baies du premier étage sur cette maison à pignon.
Dès le XVIIe siècle, le contour est souvent mouluré, ou consolidé par un encadrement harpé.
Grâce à l'évolution des techniques de construction et pour répondre aux nouveaux canons de l'architecture, afin d'optimiser la lumière, les baies deviennent plus hautes (barlongues) et orthogonales. Les arcs sont remplacés par des linteaux et le contour devient plus rectiligne.
A partir du XVIIIe siècle, un plus grand souci d'urbanisme conduit à encourager un alignement vertical des baies par trame.
Rue du grand séminaire© aspecambrai
Ici, l'alignement est souligné par une trame verticale. L'encadrement des baies est harpé.
(Une pierre courte sur une pierre longue, etc.)
A droite rue Ernest Lepot, à gauche rue des Anglaises.
Maisons du XVIIIe siècle. Les ouvertures sont plus hautes que larges (barlongues) pour optimiser la lumière.
La création d'un châssis fixe dans la partie supérieure, appelé imposte, évite de fragiliser les ouvrants.